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Naissance des chemins
de fer en France |
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Les
premières lignes de chemin de fer sont mises
en service en France au début du XIXème
siècle : Saint Etienne – Andrézieux
en 1827, pour le transport du charbon, avec une traction
animale ; Saint Etienne – Lyon en 1830-1833,
où circulent les premières locomotives à vapeur
et, dès 1831, des voyageurs ; Andrézieux – Roanne
en 1834. Les voitures pour les voyageurs font leur
apparition en 1832.
Le 26 août 1837, le premier
train de voyageurs quitte Paris pour Le Pecq. Puis
les premières
lignes importantes sont progressivement mises en
service :
Strasbourg – Bâle en 1841 ; Paris – Orléans
et Paris – Rouen en 1843 ; Paris – Lille
en 1846.
L’État attribue des concessions,
c’est-à-dire
le droit de construire et d’exploiter, à des
compagnies privées, qui financent la construction
des lignes et supportent les risques financiers liés à leur
exploitation. L’État exerce aussi une
surveillance des tarifs ferroviaires, considérant
que les compagnies assurent un service public.
| L’essor |
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Sous le Second Empire,
la France se couvre de voies ferrées et le réseau
passe de 3.000 à 17.430 km. En 1870, toutes
les grandes lignes sont construites et les grandes
villes de France reliées à Paris. Le
chemin de fer prend part au développement économique
du pays, notamment en assurant le transport des matières
premières : le tonnage des marchandises
acheminées augmente dans la proportion de 1 à 9
en 50 ans, entre 1825 et 1875.
Cet essor considérable
apparaît cependant
encore insuffisant aux yeux de l’État :
le ministre des Travaux publics, Charles de Freycinet,
fait adopter la loi du 17 juillet 1879 qui prévoit
la construction de 9.000 km de lignes nouvelles.
C’est
la partie ferroviaire du fameux " Plan
Freycinet ".
Si le réseau se développe
fortement, passant de 17.430 à 39.400 km entre
1870 et 1914, rachats et reprises de lignes se succèdent,
en raison de difficultés financières
des compagnies privées et l’État
est amené à intervenir dans la gestion
des chemins de fer.
| Les premières difficultés |
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Les efforts de rétablissement commencent à porter
leurs fruits et le redressement financier s’amorce
lorsque éclate la première guerre mondiale.
En 1920, tous les réseaux sont déficitaires,
tandis qu’ils doivent faire face à l’arrivée
d’un nouveau concurrent : le transport routier
de voyageurs.
La grande crise de 1929 compromet définitivement
les chances de redressement des compagnies. L’État
décide de nationaliser les chemins de fer :
la convention du 31 août 1937 crée pour
une durée de 45 ans, à partir du 1er
janvier 1938, une " Société Nationale
des Chemins de fer Français ", la
SNCF, avec trois idées directrices :
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fusionner
les divers réseaux de chemin de fer en un
réseau unique |
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placer
ce réseau sous la responsabilité de
l’État |
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faire en
sorte que ce réseau parvienne à équilibrer
ses recettes et ses dépenses |
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